Destination charter Frontex
Opération Joint Return 2010 | Nombre rapatriments | Dépense en euro |
Nigéria-Cameroun-Gambia | 777 | 4.111.175 |
Kosovo-Albanie | 530 | 588.865 |
Géorgie-Arménie | 225 | 986.171 |
Colombie-Equater | 215 | 1.010.329 |
Irak | 154 | 945.529 |
Ukraine | 116 | 210.777 |
Burundi | 21 | 273.206 |
Total | 2.038 | 8.525.782 |
Trois cent mille euros pour le rapatriement de 21 Burundais. Quatre cent mille pour 56 Irakiens et jusqu’à un demi-million pour 60 Nigérians. La machine des expulsions en Europe ne semble pas connaître la crise. Au moins à en juger au dernier
rapport annuel de Frontex, l'agence pour la patrouille des frontières extérieures de l'Union européenne, qui en une année a été en mesure de dépenser bien 8.525.782 d’euros pour le rapatriement de 2038 personnes. Et le chiffre comprend seulement les frais de déplacement, et non pas les coûts pour la rétention dans les centres d'identification ni les coûts des tribunaux pour les procès pour la validation de la détention. En bref, avec un certain recul ces opérations de joint return annoncées avec tant de clameur sont un fiasco aussi du point de vue économique. Et dire que l'idée était née juste pour économiser en temps et en argent. Au lieu d'utiliser des vols réguliers, Frontex loue des avions de compagnies privées et leur fait faire plusieurs escales dans les différents pays européens pour les remplir de passagers à expulser et de leurs escortes de police. Sur l'existence de ces opérations, personne ne fait plus de mystères, tous les États membres y participent, y compris l'Italie. Et ils en sont fiers. Mais personne ne nous a dit jusqu'à présent leurs coûts.